Dimanche 22 février 2009
Un public nombreux assiste au meeting de Besancenot au grand carbet du parc floral de Fort de France . Un hommage au syndicaliste guadeloupéen assassiné Jacques Binot pour qui la salle observe une minute de silence. le meeting est organisé par le GRS -groupe révolution socialiste- la salle est pleine.elle rassemble1500 personnes qui ovationnent les orateurs. Prennent la parole, les membres du collectif du 5 février- M. Monrose porte parole du comité, Georges Arnaud pour l'Union des femmes de la Martinique et Philippe Pierre Charles-Est -A.Lollia membre du LKP, dénonce la répression en Guadeloupe et les javascript:void(0)violences policières dont il a été victime.Ces violences se sont accompagnées d'insultes racistes à son égard- "on va te casser ta sale gueule de nègre"-
Avant qu'Olivier prenne la parole, le chanteur indépendantiste Eric Virgal chauffe la salle.Olivier Besancenot lance un appel à suivre l'exemple antillais, il n'est pas là pour "donner des leçons".
M. Monrose porte parole du comité du 5 Février
choisi pour son calme, il n'a pas le charisme d'un Elie Domota.
Il est néanmoins populaire.
Allumez la lumière !
A la fin du meeting, la salle chante l'internationale.
Vendredi 20 février :
L'université descend de nouveau dans la rue dans le cadre du mouvement social,. Le public est attentif à la
conférence de Benoît Bérard, sur les amérindiens, il fait part des avancées de la recherche archéologique
sur les amérindiens dans le bassin caribéen et plus précisément en Martinique. Il fait le lien avec la situation économique de la Martinique qui s'insère naturellement dans un archipel caribéen, alors qu'aujourd'hui, elle n'échange presque pas avec les îles voisines.
Photos extraites du blog de l'UAG: http://picasaweb.google.com/mobilisation.uag/UniversiteDansLaRue2Berard#5305364384268446450
Mercredi 18 Février :
Fort de France devant l'atrium, l'université se tient dans la rue. Justin Daniel donne une conférence sur la pauvreté et la précarité en Martinique.40% des jeunes sont touchés par le chômage.
Mardi 17 février
Extrait "Télé otonome Mawon"
Meeting à la maison des syndicats extrait retransmis par "télé otonome mawon". le lendemain. Les représentants du LKP sont présents. Un membre du PCF intrevient à la tribune pour apporter son soutien. Quand il parle de métropole une femme proteste: "on est plus une colonie !"
Symboles de la mobilisation, le teeshirt rouge, vite épuisé, il représente une carte de la Martinique soulevée par des hommes noirs. 15 000 ont été vendus.
Le lundi 16 février
Communiqué de presse du 16/02/2009, à 07H00
INFORMATION IMPORTANTE Nous le collectif, nous condamnons très fermement l’attitude irresponsable de certains
médias qui attisent un sentiment de peur et de panique dans la population martiniquaise. Le ressassement systématique des termes « hystérie », « chaos », « famine », « pénurie »et autres termes négatifs n’est pas pour maintenir un climat de sérénité dans la population.Sérénité dont nous avons plus que jamais besoin en ce moment historique
Depuis ce lundi 16 février, la Télé Otonom Mawon occupe KMT tous les soirs à partir de 21h. Un réseau de bénévoles du milieu audiovisuel, artistique et civile s'est constitué pour mettre à l'antenne un espace d'expression libre et indépendante afin de parler du mouvement qui se met en place à la Martinique. Merci à tous pour cette force nouvelle.
Le 16 février 2009, les intellectuels antillais prennent la parole ils mettent en ligne " le manifeste pour les produits de haute nécessité"
Pour en savoir plus et lire le manifeste suivre le lien......
http://www.madinin-art.net/socio_cul/manifeste.htm
L'état ne doit pas envoyer la police contre nous pour protéger les bekés du Cap Est
Mobilisation réussie à Fort de France : quelques petites boutiques ont rouvert timidement.
Station d'essence de La Batelière à Schoelcher
Samedi et Dimanche 15 février
Ouverture exceptionnelle des grandes surfaces pour permettre à la population de se ravitailler : Le quotidien des Martiniquais du moins pour ceux qui ne participent pas aux manifestations, c'est trouver de l'essence - certains n'hésitent pas à faire la queue pendant cinq heures ou à passer la nuit dans leur voiture- et se ravitailler.
Mardi 10 février
Les étudiants se joignent au mouvement social et manifestent également dans le cadre du mouvement national des enseignants chercheurs.
En Martinique un vidé est un défilé carnavalesque.
Diaporama manifestations des 10 et 16 Février.
Pensez à cliquer sur stop ou sur pause à la fin du clip car il est suivi de deux chansons guadeloupéennes .
Vous pouvez aussi cliquer sur pause et les écouter ensuite !
Pour écouter les chansons placer le curseur à 7 minutes et 10 secondes.
La première est une chanson de soutien au LKP.
La seconde rappelle les évènement de 1967 qui ont fait une centaine de morts " crime contre la Guadeloupe"Lundi 9 février
« Quand je vois des familles métissées avec des blancs et des noirs, les enfants sortent avec des couleurs différentes, il n’y a pas d’harmonie. Il y en a qui sortent avec des cheveux comme moi, d’autres ont les cheveux crépus. Dans la même famille il y a des couleurs de peau différentes. Je ne trouve pas ça bien, on a voulu préserver la race »
" Les historiens exagèrent un peu les problèmes, ils parlent surtout des mauvais côtés de l’esclavage, mais il y a des bons côtés aussi. C’est là où je ne suis pas d’accord avec eux, il y a des colons qui étaient très humains avec leur esclaves, qui les ont affranchis, qui leur donnaient la possibilité d’avoir un métier, des choses..."
Ces propos provoquent un tollé, le préfet qui était logé dans une habitation louée par l'Etat à Hugues Despointes annonce qu'il s'installe à l'hôtel. Le cap-Est "békéland" est sous la protection des gendarmes , les tentatives de manifestation avortent. Huygues Despointes est poursuivi pour apologie de crime contre l'humanité et incitation à la haine raciale.
IL faut ajouter que c'est l'un des plus important patron béké de l'industrie agroalimentaire, ce n'est pas sans importance en cette période de lutte des Martiniquais contre la vie chère.
Afp : « A la Martinique, des milliers de manifestants -11.000 selon la police, 25.000 selon les organisateurs- drapeaux de leurs syndicats en main ou vêtus de teeshirts rouges, ont convergé vers la préfecture où ont débuté des négociations, au 5ème jour d'une grève générale largement suivie, à l'appel d'un "collectif du 5 février". Mêmes slogans contre "la vie chère" et là encore des "Martinique sé à nou, martinique sé pa ta yo" -La Martinique c'est à nous, la Martinique c'est pas à eux - le slogan précise en créole "une bande de profiteurs et de voleurs, nous allons les mettre dehors". C'est bien donc des békés dont il s'agit ! C'est leur domination économique qui est visée.Les manifestants ne cessent de le dire.Les médias nationaux ont du mal à l'entendre quand ils évoquent les slogans racistes.
UNE MOBILISATION HISTORIQUE
20 000 manifestants à Fort de France = 6 Millions de manifestants en France hexagonale, de plus il ne faut pas oublier qu'une grande partie de la population ne peut se déplacer.La Martinique compte 400 000 habitants.
"Martinique sé à nou, martinique sé pa ta yo"
"C'est pour la victoire que nous marchons"
Le mouvement social a commencé le 5 février, la grève générale nationale du jeudi 29 Janvier avait été peu suivie. La Martinique avait déjà les yeux rivés vers les évènements qui se déroulaient en Guadeloupe. Le collectif du 5 février s'est alors constitué reprenant à son compte une grande partie des revendications du LKP. Le centre névralgique du mouvement c'est la maison des syndicats, désormais des manifestations se déroulent tous les jours à Fort de France.
Les négociations ont lieu à la préfecture et sont prises en charge par le préfet. Elles réunissent, les élus, le patronat et les dirigeants du comité du 5 Février et concernent tout d'abord la vie chère. Les manifestants obtiennent 20 % sur 100 produits ou 100 familles de produits de première nécessité la polémique va durer une semaine. Finalement , les patrons de la grande distribution essentiellement des membres de caste "Béké" finissent par céder. Les revendications portent également sur les prix des services, les bas salaires- question la plus épineuse-le montant des retraites, les problèmes d'éducation et de formation. La "crise" prend un caractère sociétal et identitaire, les prises de parole, les discours, les slogans sont en créole.
Mais la grande majorité des manifestants veulent rester français , ils revendiquent le respect et l'égalité. Le silence de Sarkozy est ici ressenti comme du mépris.Les débats qui traversent la société martiniquaise sont relayés par la télévision indépendantiste -KMT- qui accueille sur son antenne "Télé Otonom Mawon" qui s'est constituée autour d'un certain nombre de journalistes grévistes de RFO.
Lycée de Bellevue
Cet ensemble de trois statues représente la république Française entourée des allégories des deux iles sœurs
la Martinique et la Guadeloupe.

