Jeudi 5 Mars
L' entrepôt d'un grand patron a flambé cette nuit, celui qui est visé c'est Ho Hio Hen, l'un des rare qui ne soit pas Béké, il est d'origine chinoise et plutôt respecté de la population car son grand père est parti de rien et il a monté son entreprise au début du XXème Siècle . Le super marché Casino qui a flambé lui appartenait déjà, certains se posent des questions.
Mercredi 4 Mars.
La reprise du travail semble se confirmer mais cela peut prendre plusieurs jours. Les accords sont sur le point d'être signés.
Mardi 3 Mars
Lundi 2 Mars
Grande manifestation, les manifestants accompagnent les membres du collectif , il sont très applaudis. La négociation a abouti à un accord sur une augmentation de 200 Euros, mais la grève continue.
Maison des syndicats Michel Monrose interviewé par la presse.
Dimanche 29 février
Trêve ou fin de grève la signature de l'accord est prévu pour lundi ou mardi une grande manifestation doit avoir lieu lundi 2 Mars. Affiche d'appel à la manifestation du lundi 2 Mars.
Nuit du samedi 28 février au dimanche 29 février:
L'ambiance est tendue, les négociations ont lieu à l'intéreur, les manifestants exigent que les patrons signent les accords sur les salaires, ils veulent que leurs représentants syndicaux soient fermes et ne descendent pas en dessous de 250 euros. Ils crient des slogans en créole, les discours s'en prennent aux patrons.
S'ils ne signent pas, ils menacent de tout brûler. Quand Michel Monrose et Ghislaine Joachin- Arnaud viennent les informer, ils leur demandent de ne pas les trahir.
Les manifestants s'adressent aux médias nationaux, ils sont à l'intérieur de la préfecture et
suivent les négociations.
Aucun journaliste ne viendra tendre un micro.
Négociation sur les salaires, les manifestants font pression.
Ghislaine Joachin- Arnaud, l'une des figures du collectif, elle est critiquée
par certains mais proche de la base. C'est une sorte d'Arlette Laguiller martiniquaise.
elle sourit à une manifestante et répond à ses questions
Vendredi 27 février
Le vrai faux couvre feu : le préfet intervient en direct à la télévision pour recommander fortement à la population de ne pas sortir après 19 H. La ville est déserte, seuls quelques manifestants se trouvent devant la préfecture, les gendarmes filtrent les entrées. La ville semble en état de siège.
Une équipe de télévision se positionne devant la voiture renversée et brulée - ll s'agissait de la vielle voiture d'un ami , il n'a pas mal réagi-, pour annoncer qu'après les violence de la veille, la nuit est calme à Fort de France.
Devant la dégradation de la situation, les équipes de la presse nationale commencent à arriver en Martinique, il est vrai qu'après 22 jours de grève générale, on parle peu de la Martinique. L'île vit pourtant une sorte de révolution, les débats sont permanents, la société civile joue un rôle essentiel, les élus sont dépassés.
Ces gendarmes sont là depuis le 11 février, ils ne connaissent rien à la Martinique.
Un jeune sort de la ville en voiture, il les traite de gonzesses ! Ils se contentent de rigoler, le type, reprend" allez voir les putes à Terre- Saint -ville- Il s'agit d'un quartier populaire de fort de France- Le chef de l'escadron regrette, alors qu'il est une heure du matin de n'avoir pas eu l'occasion de dégoupiller une grenade.Il roule des mécaniques auprès de ses hommes qui n'ont pourtant pas l'air bien rassuré.
Photo Jean-Michel André.
Photo Jean-Michel André.
Extrait télé otonom mawon
Les violences ont continué la nuit suivante, elles ont pris un caractère plus violent. Des coups de feu ont été tirés, plusieurs dizaines de jeunes se sont rassemblés au carrefour Dillon . Ils ont constitué des groupes motorisés très mobiles et ont pillé de nombreuses grandes surfaces.Les pillages ont été systématiques. Des passants dont certains fonctionnaires se sont servis -un pompier, un employé-ils ont été pris "la main dans le sac".Ils devront comparaitre devant la justice. Durant cette nuit, des motos, des ordinateurs, des écrans plasma ont été volés.
Après le Magasin casino, ce huit à huit dont le propriétaire est Ho Hio Hen a été totalement pillé et vandalisé. "Le chinois" comme certains l'appellent a été la cible de certains manifestants devant la préfecture.
Voiture bélier qui a permis de défoncer le rideau métallique du magasin carrefour, mise en scène ! sur le capot on trouve une cagoule ! les "jeunes" étaient masqués.
Le magasin carrefour a été forcé, c'est à ce moment que la police est intervenue.Ils ont utilisé des gaz lacrymogènes, les "bad boy "- comme ont dit ici- ont riposté avec des fusils de chasse.
Il n' a pas participé
aux pillages mais il a eu peur pour ses enfants
car les gaz ont atteint les immeubles situés un peu plus haut.
Distributeur de billets défoncé
Il est aussitôt remplacé : coût 18 000 euros.
Peu de mendiants à Fort de France, lui son problème c'est l'alcool, en ce moment c'est surtout le crack qui fait des ravages
Première nuit de violence à Fort de France. Le lendemain matin la population constate les dégâts : Le débat fait rage. Doit ont justifier les violences ? Le gouvernement n'est il pas responsable cela fait plus de 20 jours que la Martinique est en grève générale.
INDIGNATION ! "Je suis la banane martiniquaise"
Le 25 Février- mercredi des cendres- les incidents ont duré une grande partie de la nuit, la police a pourchassé les manifestants, elle a utilisé pour cela des grenades lacrymogènes qui ont atterri dans les maisons des Foyalais, ce qui provoque la colère de cette dame âgée de plus de soixante-dix ans. Elle porte le teeshirt du collectif du 5 Février.
Vielle femme très digne effarée devant les restes du 4x4 dernier modèle Citroën. De nombreux martiniquais prendront la voiture en photo, elle a brûlé durant la nuit
Surréaliste, plus d'une centaine de chrétiens manifestent pour soutenir le mouvement, ils se dirigent vers la maison des syndicats..Au cours de la semaine une grande partie des corporations de la Martinique ont manifesté.



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