Dépêche AFP
"De violents incidents ont éclaté vendredi en Martinique autour du siège du collectif qui mène le mouvement de grève générale, dont l'homologue guadeloupéen maintenait la pression pour une application générale de l'accord sur une augmentation des bas salaires.
Des incidents ont éclaté dans l'après-midi sur la rocade de Fort de France, en marge d'une opération escargot menée par des chefs d'entreprise et agriculteurs contre le blocage de l'île depuis plus d'un mois. Des jeunes, y voyant une "povocation", avaient pris à partie les manifestants et les gendarmes mobiles étaient intervenus, tirant des lacrymogènes.
Des accrochages sporadiques, jets de bouteilles contre tirs de lacrymogènes, se sont ensuite déplacés vers le centre ville, notamment aux abords de la Maison des syndicats, quartier général du "Collectif du 5 février". L'avenue qui la borde était entrecoupée de feux de détritus et de cartons.
Le député-maire de Fort-de-France, Serge Letchimy (Parti progressiste martiniquais, PPM, app-PS), sur le terrain depuis le début de l'après-midi pour tenter d'apaiser les tensions, a été pris en charge par les pompiers à la Maison des syndicats "pour un malaise après avoir trop respiré de gaz lacrymogènes", mais son état n'était pas jugé inquiétant."
Cette dépêche ne donne qu'un aperçu de ce qui s'est réellement passé, pourtant la journaliste présente sur le terrain avait honnêtement rendu compte des faits qui se sont déroulés ce jour là comme en témoignent les photos qui suivent, les chefs d'entreprises en question, parfaitement connus de la population appartiennent à la communauté "beké" - parmi eux des membres de la famille Despointes, Deraynal, Hayot- les tracteurs sont conduits par des ouvriers agricoles, payés pour cela.
Les gendarmes mobiles ont arrosé le quartier populaire de Trennelle de gaz lachrimogènes provoquant la colère de la population.Dans le quartiers se trouvaient en effet des femmes agées et des enfants dont certains ont été pris de malaises.
Il faut encore préciser que les grenades ont été lancées dans la maison des syndicats provoquant la panique des manifestants qui y étaient pacifiquement rassemblés- par la suite le préfet a parlé de bavures-Les manifestants ont par la suite "obligé" pacifiquement la police à reculer. Le collectif a ensuite demander aux personnes rassemblées de rentrer tranquillement chez elles et à venir manifester paciquement et massivement le lendemain.
Il est à noter que les médias nationaux n'ont rendu compte que très partiellement des évènements qui se sont déroulés à Fort de France ce vendredi 7 Mars.
mis en place par le collectif, un tracteur abandonné par son conducteur
Ceux qui conduisent les tracteurs sont des ouvriers agricoles, ils ont été payés pour manifester- parmi eux des employés d'Hayot et de Despointes-.
Si les ouvriers agricoles sont dans les tracteurs , les patrons sont venus en 4X4
Il raconte à la journaliste de l'afp qui l'interroge qu'il s'est fait braquer, écraser son téléphone portable que les manifestants sont des voyous ,des drogués qui cherchaient du fric pour acheter leur came.
quelques instants plus tard il en rigole, il est responsable du secteur banane de l'habitation Clément,
Le plus jeune des fils Hayot tente de forcer le barage qui
barre l'entrée de Forty de France.
Le plus jeune des fils Hayot se heurte aux manifestants , veut-il passer en force ?
Il est bousculé et ne doit son salut qu' à l'intervention du collectif. La manifestation des "békés"
est ressentie comme une provocation. Peu après les gardes mobiles chargent.
Sur la rocade les policiers reçoivent des pierres et des bouteilles.
A plusieurs reprises le quartier populaire de Trenelle est noyé sous les lacrymogènes , la population est scandalisée.
Place du 22 Mai dédiée à l'abolition de l'esclavage .
Bloqués et encerclés par la population, ils peuvent enfin se dégager , serge Lechimy a sans doute obtenu du préfet le retrait de la police.
Les manifestants tentent de faire reculer les policiers , ils mettent en avant le drapeau martiniquais
"première victoire "
les gendarmes se retirent.
M. de Reynal a abandonné sa voiture sur la rocade
on distingue des pierres tout autour.
Quelques minutes après sa voiture est en flamme
Un habitant du quartier a récupéré son permis de conduire
il a l'intention de le lui rendre.
Devant la maison des syndicats dans laquelle les gendarmes mobiles ont envoyé des grenades lacrymogènes.
Les manifestants vont faire reculer la police aux cris de nous sommes les mains nues, vous êtes armés.
La police se retire devant les manifestants
yo armé!!! nou pa armé!!!
http://collectif5fevrier.org/category/videos/ pour voir d'autres vidéos
victoire la police se retire.
Bilan de la journée , les manifestants semblent avoir déjoué les "provocations du patronat".
Mais celui-ci continue son offensive, il ne reviendra à la table des négociations que lundi après midi.
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